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Un dimanche à Gagny

Il était écrit emplacement disponible, l'atmosphère saturée de mièvreries plastiques, de tôles ou de trèfles en fleur, ici et là au bord des trottoirs, dans le fossé d'une attente. La main d'un mendiant tranchait l'heure, adéquate au soleil. Plus loin, un père souriait à son fils  captif & je sentis cet accord
trouer le voile de l'étrange, idéal au-dessus des rues sans visage

Reflets et rejet

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Notes pour une poétique de l'étendue

Profondeur du silence, le presque rien
où tout fait corps
Les mots discrétionnaires (pour une éthique de la rareté - de la discrétion dans le continu
- dans l'écho qui se termine, après le son)
L'harmonie du vent et de l'air retenu en soi, dans l'espace
où je renais (je dis je, Physique du poème)
à la fois différente et identique à tout ce qui me précède, et tout ce qui m'opère
Étendue du regard : par tous les temps le dévasté, le trouble, et le banal
Pas une terre d'accidents, qui fait l'objet des conversations,
mais la matière de l'invisible, qui nous absorbe

Peu d'hommes, mais chacun entre mort et vif avec qui ré-engager nos sensations
La volupté du déla(i)ssement!

Une mémoire des hautes herbes, un rêve en présence, qui inquiète: un chevreuil, un scarabée, un nuage à
exulter du rythme de la plaine, à perte de vue, demeurer à la lecture dans le vide du poème



Signes blancs

Sol qu'irise l'air

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Grains d’ivresse, bonjour à Tarkovski, fils et père

Dénouement, dénuement, beauté sans signature

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Poèmes avec ses virgules, autour de l’enfance

Ce matin, sur le seuil de la maison aux rosiers froids le papillon libère l'enfant de ma mémoire, léchant la sueur d’été  au dos des mains indociles.
A travers la grille maquillée de noir, la houle se love à l'initiale ou bien à la surface de soi,
à recouvrer la trace du frisson
qui se dérobe, par degrés,
par la langue intimée au vide.

Les pierres du jardin éclairent ce monde possible avec le silence pour seul baptême, comme l'arbuste calciné 
qui rejoue son acte vert.

Grenouille pensive en marbre, totem des poèmes, et des heures

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Poème sur une place italienne appelée de mes voeux

Le vent [est] un passé invisible à l’œil nu.

Quand suffit aujourd'hui, la terrasse rend vacant le mot qui nous incombe, celui qui dessine la lumière des fontaines retenant l'approbation de vivre au rythme ouvert des gerbes d'eau, même violentes.

Printemps confiné, avril confirmé, clairière

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